La Fondation allemande Heinrich Böll exerce une influence non négligeable sur les partis et organisations écologistes français, à la fois par le financement qu’elle apporte à ces derniers mais aussi par sa propre production idéologique, essentiellement basée sur la diabolisation de l’énergie nucléaire civile mais aussi comportant des aspects géopolitiques parfois très éloignés de la défense de l’environnement.

Cette fondation allemande, liée aux Verts (Die Grünen), propage un narratif militant qui influence grandement les priorités d’Europe Écologie Les Verts (EELV) et d’ONG, comme celles faisant partie du Réseau Action Climat.

La fondation utilise une double approche : directe, par la production de documents pseudoscientifiques critiquant le nucléaire civil, et indirecte, via le soutien à des associations pour des actions médiatiques choc. Elle finance le Réseau Action Climat, regroupant une trentaine d’ONG écologistes, qui amplifie ces messages émotionnels et oriente le débat public français contre l’atome civil tout en épargnant de façon paradoxale le nucléaire militaire qu’il faudrait « européaniser », tout comme les importations de gaz de schiste US (complément indispensable de l’énergie éolienne) alors que la production de ce dernier est génératrice de gaz à effet de serre et de pollution des sols.

Marine Tondelier a même organisé une conférence de presse commune avec le vice-président de l’antenne parisienne de la Fondation Heinrich Böll au siège du parti EELV en mars 2024. Le bureau parisien de la Fondation Heinrich Böll a donc obtenu une intégration stratégique dans le paysage politique français, favorisant un « écologisme municipal » et des narratifs alignés sur l’agenda allemand post-sortie du nucléaire.

Cela affaiblit la filière nucléaire française au profit d’intérêts économiques allemands.

Cette influence soulève des questions d’ingérence : financée par le gouvernement fédéral allemand, cette fondation sape la souveraineté énergétique française via son lobbying discret, dont les médias mainstream français évitent soigneusement de parler.

Concernant le positionnement géopolitique, les Verts allemands sont désormais très éloignés de leur pacifisme des années 80 et sont en pointe pour réclamer un soutien militaire à l’Ukraine contre la Russie. Pour exemple, l’usage de munitions à uranium appauvri sur le champ de bataille des plaines d’Ukraine ne suscite aucune protestation de la Fondation Heinrich Böll et, par conséquence, de EELV, alors que leur usage est éminemment polluant.

À l’heure où Macron dénonce les « influences étrangères » qui pourraient survenir lors des élections présidentielles de 2027, il est donc urgent de s’interroger sur cette organisation ayant pignon sur rue et qui, au vu et au su des pouvoirs publics, finance les porteurs d’un discours à la fois contraire à nos intérêts énergétiques, belliqueux, et même, in fine, dangereux pour l’environnement.

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