Jean-Luc Mélenchon… tout le monde le connaît en France sans le connaître, alors qu’il est un des candidats à la Présidentielle 2027 et le chef de file du Parti LFI, défini en France comme « l’extrême-gauche ». Son parcours politique ne date pas d’hier et c’est un des vétérans de la politique franco-française, politicien professionnel, apparatchik du Parti Socialiste pendant des années, avant de préférer faire une carrière « à gauche », pour des raisons liées à son ambition personnelle. Numéro 40 ou 50 dans le PS, il s’est trouvé finalement le Numéro 1 dans cette frange politique, l’extrême-gauche, appelée par les uns comme « la vraie gauche », par d’autres comme « les « gauchistes » avec tout ce que cela comporte de négatif. Mais en réalité qui connaît réellement Jean-Luc Mélenchon ?

Lors de l’élection présidentielle de 2017, où il était déjà candidat, le chevalier du socialisme et des « travailleurs », très loin d’Arlette Laguiller, se trouvait être l’un des candidats parmi les plus riches de cette élection… même devant Emmanuel Macron. Arlette Laguiller était une syndicaliste, employée de banque au Crédit Lyonnais et fut longtemps l’égérie et le porte-drapeau de cette frange politique, avec 6 candidatures à l’élection présidentielle (1974, 1981, 1988, 1995, 2002 et 2007). Mais Laguiller s’appuyait sur son syndicalisme et surtout sur Lutte Ouvrière, un parti politique trotskiste, une idéologie longtemps soutenue et financée en sous-main par la CIA, afin de diviser l’extrême-gauche et d’opposer un rempart aux communistes, dans un contexte de Guerre Froide. Modeste employée, elle resta immuable dans son parcours politique, avant de dévisser en 1999, où elle fut élue député européenne, une tentation irrésistible. Malgré tout, son engagement finit par imposer le respect, par sa constance, sa modestie, un phrasé et des formules désuètes mais célèbres sur la lutte des classes.

C’est alors que son « successeur » fut Jean-Luc Mélenchon. L’homme occupe le terrain depuis cette date, déjà presque 20 ans et a hissé sa formation politique jusqu’à la 3e place en France, un parti soupape de sécurité pour le système et un parti de pouvoir. Voici l’histoire méconnue dans Souveraineté Populaire de Jean-Luc Mélenchon, un parcours tortueux… du trotskiste, à la Gauche Caviar, aux sièges confortables de sénateur, député, député européen… et jusqu’au Front de Gauche et à La France Insoumise.

Mais qui est Jean-Luc Mélenchon ? Il naquit à Tanger, au Maroc, le 19 août 1951, dans une famille de pieds-noirs d’origine espagnole et sicilienne. Il venait de la France des classes moyennes, son père étant receveur des Postes et sa mère institutrice. Après le divorce de ses parents, il rejoignit la France (1962), passant ses jeunes années d’abord en Normandie, puis dans le Jura. Après l’obtention d’un baccalauréat (1969), il fit des études supérieures en lettres modernes et en philosophie à l’Université de Besançon, où après une licence et une maîtrise, il obtint un CAPES et embrassa le métier d’enseignant. Il est intéressant de noter que contrairement à beaucoup de politiciens professionnels, Jean-Luc Mélenchon a donc réellement travaillé, ce qui est évidemment à sa décharge.

Il se politisa précocement, dans l’ambiance explosive de l’après Mai 68, sans doute la première révolution colorée US… en Europe. Il rejoignit l’UNEF, un syndicat étudiant et l’OCI, l’Organisation communiste internationale, surfant dans les milieux trotskistes alors puissants et en vogue. Contrairement à Arlette Laguiller, il devait cependant flairer une meilleure carrière en s’engageant derrière François Mitterrand. Il rejoignit le Parti Socialiste (1976), dont il devait rester longtemps un militant d’abord de second rang, mais montant petit à petit les marches du pouvoir. Il mit cependant du temps à percer. Comme beaucoup, il commença par la base, devenant un proche de Claude Germon, le maire de Massy, qui l’engagea comme directeur de son cabinet (département de l’Essonne). Grâce à ce parrainage, il fut élu conseiller municipal de Massy (1983), cumulant le mandat de conseiller général de l’Essonne (1985), puis fut élu l’année suivante Sénateur de l’Essonne (1986), devenant à cette époque le plus jeune sénateur de France, seulement âgé de 35 ans.

Le politicien professionnel aux ambitions avérées. Élu le 2 octobre 1986, réélu en 1995, il démissionna finalement en avril 2000, lorsqu’il fut appelé par Lionel Jospin au poste de Ministre délégué à l’Enseignement professionnel (2000-2002). Il était connu de longue date comme un opposant politique à deux franges internes au PS : la frange libérale de Rocard et la frange radicale-socialiste de Jean-Pierre Chevènement. C’est sans doute ce qui explique que son parcours se limita à cette expérience de ministre délégué pendant deux ans, à la fin du premier mandat de Jacques Chirac. L’élection présidentielle ayant renouvelé le gouvernement et la gauche ayant été laminée aux élections, Jean-Luc Mélenchon loucha de nouveau sur le Sénat, où il fut de nouveau élu en 2004. Il devait encore rester à grenouiller 6 autres années dans cette assemblée, soit près de 20 ans assis dans un siège de sénateur, une longévité lucrative. L’événement qui bouscula sa carrière et la lança au niveau national, fut le départ définitif de la politique d’Arlette Laguiller et une érosion visible des forces de la gauche « réelle » (je ne parle pas ici du PS). Après la déroute du PS à l’élection présidentielle de 2007, comprenant également que sa position au sein du PS ne lui permettrait pas d’avancer plus loin dans les sphères du pouvoir, il claqua la porte du Parti Socialiste après le Congrès de Reims. Il osa alors se présenter : « comme LE seul candidat » de cette gauche antilibérale et devant retrouver ses racines dans les combats historiques du passé (2008).

C’est de cette date que commença une nouvelle ascension de Jean-Luc Mélenchon, présenté comme l’éternel outsider et une voix alternative, dans une tentative de rassemblement des forces de gauche dispersées, noyautées et divisées. L’affaire ne fut pas si simple, mais avec la disparition de l’URSS et la fin de la Guerre Froide, la lente dégradation des formations communistes et trotskistes, il fonda d’abord le Parti de Gauche (2009), affirmant que cette formation était : « le creuset de toutes les sensibilités de gauche », ou « l’autre gauche » en opposition au PS. Par calcul politique et surtout continuer à se remplir les poches, il se lança alors dans une candidature au parlement européen, où il fut élu (14 juillet 2009), réélu en 2014. Il ne devait quitter le parlement que le 18 juin 2017, suite à un nouveau changement de cap comme nous le verrons (non sans avoir été un absentéiste plusieurs fois signalé). Il réussit ensuite à imposer une alliance, le Front de Gauche, en négociant une alliance avec le PCF et d’autres formations syndicalistes de la gauche radicale, réussissant le coup de force de la fondation d’une coalition finalement puissante, avec lui-même comme chef de file, pour l’élection présidentielle de 2012. Il réalisa le score de 11,10 %, plaçant immédiatement sa coalition en 4e position de l’élection présidentielle, remportée par François Hollande.

L’imposture du Parti Socialiste, le creuset du succès de Jean-Luc Mélenchon. De cette imposture du Parti Socialiste, ayant tourné le dos à ses idéaux depuis l’ère Mitterrand, sans parler d’une usure nette de cette idéologie, des affaires pathétiques ayant frappé le PS, de la dégradation lente mais constante du Parti Socialiste face à ses contradictions, Jean-Luc Mélenchon sut trouver la patience pour attendre son heure. Cette heure, ce fut la présidence catastrophique de François Hollande, l’un des pires présidents français, d’une grande impopularité, même si son successeur, également un apparatchik du PS, Emmanuel Macron, devait ensuite faire encore bien pire et battre tous les records d’impopularité. Durant un mandat catastrophique, François Hollande offrit finalement sur un plateau à Jean-Luc Mélenchon le leadership de toute la gauche. Toute une frange d’anciens électeurs des différentes formations de gauche étant déjà rassemblée sous son drapeau, Mélenchon créa alors un nouveau parti rassembleur, La France Insoumise (2016).

Il est intéressant de penser que le calendrier de Mélenchon a des similitudes avec celui d’Emmanuel Macron. Si ce dernier venait de la frange ultralibérale du PS, lié à la haute finance et aux milieux oligarchiques, Mélenchon lança son parti quasiment au même moment que le futur président français. L’exploit finalement est qu’à l’élection présidentielle de 2017, trois apparatchiks du PS ou anciens du PS se trouvaient en lice, héritiers des ruines du parcours du Parti Socialiste. Il réalisa un score imposant, de 19,58 %, se plaçant de nouveau à la 4e place, mais supplantant le PS, en étant très proche de deux autres partis dominants, Les Républicains et le FN/RN. Fort de ce succès, la députation qu’il occupait au Parlement européen devenait inutile, alors que l’homme prenait une importance nationale. Il se parachuta dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, un choix stratégique visant son électorat et pouvant lui assurer la victoire. Il fut en effet élu député à l’Assemblée nationale (2017-2022), un mandat qui manquait par ailleurs à son actif. Bien qu’il n’avait jamais été maire, il pouvait alors se targuer d’avoir été conseiller municipal, conseiller général, ministre, sénateur, député français et député européen… Un parcours de politicien professionnel actuellement de 43 ans…

L’ascension jusqu’à devenir la 3e force politique du pays. A cette date, en ayant joué ses cartes intelligemment, plutôt discrètement et en étant pas toujours pris au sérieux, Jean-Luc Mélenchon plaçait pour longtemps LFI comme l’un des 4, puis des 3 partis de pouvoir de la République française. Ces partis étaient la faune macroniste, le Rassemblement National et sa propre formation. Les deux partis dominants du passé, Les Républicains et le Parti Socialiste se retrouvaient sur la touche, siphonnés de l’intérieur par la Macronie, ou vidés de leur substance par les deux extrêmes, du moins s’agit-il de l’appellation usuelle utilisée en France pour ces deux franges politiques. Sans doute Mélenchon n’en avait-il pas rêvé lui-même, mais l’on peut dire qu’il fut l’un des trois bénéficiaires de l’avalanche Macron. Cette avalanche détruisait de fait la principale force barrant le passage à LFI. Elle plaçait Jean-Luc Mélenchon aux portes du pouvoir et surtout l’imposant à toute la gauche très largement. A cet instant, la Macronie fut aussi du bain béni pour Mélenchon, pouvant se présenter comme l’opposant politique tenace, expérimenté et faisant office de barrage… et protecteur des plus humbles.

Cette opposition et l’absence supposée de choix pour l’électorat, devait encore lui apporter des forces supplémentaires. Solidifiant une grande formation politique, recrutant de futurs politiciens professionnels jeunes, souvent dynamiques et inconnus du grand public, LFI progressa encore face au même phénomène que sous François Hollande : un bilan présidentiel calamiteux. Le mandat de Macron fut en effet émaillé par des répressions féroces contre les Gilets Jaunes, des morts, des estropiés, des milliers d’arrestations et de condamnations et de sombres histoires de barbouzes de la République (2018). Après l’euphorie, la France tomba dans le marasme, avec une crise économique de plus en plus critique, une dette historique jamais observée dans l’histoire de France, des clivages dans la société, une République communautaire, l’injustice et la destruction des acquis sociaux. Jean-Luc Mélenchon se porta donc une troisième fois candidat à l’élection présidentielle (2022). Il réalisa le score de 21,95 %, hissant La France Insoumise à la 3e position des formations politiques, talonnant de 422 000 voix la seconde, le RN de Marine Le Pen. Dans la foulée, de nombreux députés LFI entrèrent à l’Assemblée Nationale, Jean-Luc Mélenchon atteignant désormais probablement son apogée.

Le patrimoine de Mélenchon. Quatrième candidat le plus riche de l’élection présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon n’a jamais caché ce paradoxe, d’une fortune d’ailleurs réalisée uniquement par sa carrière de politicien professionnel. C’est sans doute le premier scandale, à savoir qu’une telle carrière est source d’enrichissement personnel, un fait déjà grave dans une République dont l’une des devises est l’Égalité… et que les représentants politiques des Français ne devraient pas pouvoir s’enrichir sur le dos de contribuables sous pression. Sa fortune est estimée à un appartement de 110 m² à Paris, dans le 10e arrondissement, d’une valeur de 1,2 million d’euros, d’une maison de campagne dans le Loiret, de 150 m², pour 170 000 euros et des liquidités estimées à environ 100 000 euros (en 2022).

Dans les faits, une vie « de travail », et des sommes qui pourraient paraître raisonnables, mais « l’enseignant » Jean-Luc Mélenchon n’aurait jamais pu atteindre ce niveau de fortune s’il avait continué… à travailler. C’est là aussi le plus grand paradoxe, celui du « défenseur des travailleurs », ayant peu travaillé dans sa vie… grenouillant dans des fauteuils d’élus à tous les râteliers républicains et européens. Mélenchon a déclaré à ce sujet : « être conscient d’être riche en rappelant que son patrimoine est le fruit d’une carrière d’élu, sans aucun avantage indu ». En 2025, son patrimoine avait fait couler beaucoup d’encre, le prix de son appartement parisien étant divisé par deux (un fake apparut alors sur une villa à Biarritz), mais le patrimoine restant toutefois autour des 1,4 millions. En 2026, de nouvelles informations sont sorties, avec le déroulé de ses salaires depuis 1983. Jean-Luc Mélenchon est resté pendant près de 30 ans, avec des émoluments de sénateur, député et député européen, oscillant en moyenne entre 6 et 11 000 euros par mois, selon les fonctions, les enveloppes supplémentaires et des avantages dédiés aux parlementaires. Sa retraite future étant estimée selon différentes sources entre 6 et 8 000 euros par mois, une somme colossale bien loin des modestes retraites de la majorité des Français… ayant travaillé toute leur vie.

Les Affaires Mélenchon. Comme l’immense majorité des politiciens professionnels, Jean-Luc Mélenchon a été mis en cause dans plusieurs affaires, ou suspecté d’avoir trempé dans quelques mauvais coups. Une enquête fut diligentée par le régime macroniste pour éplucher ses comptes de campagne (2017), alors qu’il devenait évident qu’il serait gênant pour le pouvoir. L’enquête révéla une vaste arnaque, de surestimation de factures et de pratiques financières irrégulières dans la gestion de sa campagne politique. Sa directrice de communication, Sophia Chikirou fut poursuivie en justice pour : « escroquerie aggravée et abus de biens sociaux ». Son agente financière, Marie-Pierre Oprandi fut mise en examen pour les mêmes faits, ainsi que l’Association L’Ère du Peuple, qui gérait sa campagne et le député LFI Bastien Lachaud. L’enquête judiciaire, 9 ans plus tard a eut du mal à aboutir… La Justice, une vieille impotente grabataire, ayant en effet toujours du mal à suivre le mouvement ! Elle s’est finalement poussivement décidée à clore l’information judiciaire par 4 mises en examen (les cités précédemment), le 1er juin 2026. L’affaire traînera donc encore de longs mois dans les corridors des tribunaux endormis.

La même année, une seconde affaire toucha Jean-Luc Mélenchon, celle des assistants parlementaires. L’enquête fut ouverte suite à un signalement de Sophie Montel, alors députée européenne du FN. L’Office européen de lutte antifraude fut obligé d’ouvrir une enquête, suivi par la justice française. La fraude était que Jean-Luc Mélenchon était suspecté de faire payer ses assistants parlementaires sur les fonds du Parlement européen, mais qu’ils n’auraient jamais travaillé pour cette institution, mais pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Le préjudice et le vol étaient estimés à la coquette somme de 500 000 euros. L’affaire fut rapidement paralysée, malgré un paroxysme en 2018, traînant pendant presque 10 ans dans les méandres tortueux de la justice. Il est à noter et je ne soutiens aucune des deux formations politiques, ni aucune d’ailleurs, qu’une affaire similaire frappa le FN/RN (et le MoDem) a abouti en justice par de lourdes condamnations notamment contre Marine Le Pen. Ces pratiques pendables ont sans doute été généralisées dans toutes les formations politiques en France. Quoi qu’il en soit, l’instruction a été clôturée le 26 mai 2026… sans mise en examen, ni de Jean-Luc Mélenchon, ni d’aucun dirigeant de LFI. Seuls deux assistants parlementaires, Laurent Maffeis et Aigline de Causans conservent dans l’instruction un statut de témoins assistés. En 8 ans, Jean-Luc Mélenchon n’aura été d’ailleurs auditionné qu’une unique fois. Il semble bien que dans la République communautaire de France, il y est toujours le deux poids, deux mesures !

Enfin, une troisième affaire éclata en 2018, sans doute la plus célèbre. Alors que des policiers se rendaient au siège de La France Insoumise pour une perquisition dans le cadre du scandale sur les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon, ce dernier fut filmé en train de bousculer un officier de police et d’invectiver violemment les forces de l’ordre (2018). Pris la main dans le sac, il fut condamné rapidement à trois mois de prison avec sursis et 8 000 euros d’amendes pour des « actes d’intimidation et rébellion ». Complètement hystérique et violent, Mélenchon déclara à cette occasion son fameux : « Je suis la République », comportant aristocratique sidérant, où la république se résumerait à un seul homme : Jean-Luc Mélenchon.

Épilogue : Mélenchon peut-il briguer réellement le pouvoir ? Il est évident que non, avec des réserves électorales limitées, l’ambition dernière de Mélenchon serait de placer sa candidature au deuxième tour de l’élection présidentielle, si possible en affrontant le Rassemblement National, pour multiplier ses forces. Cependant le scénario, même s’il n’est pas impossible, est improbable. L’ambition aurait été de circonvenir totalement le Parti Socialiste moribond, mais ce dernier a annoncé qu’il présenterait bien un candidat, François Hollande se proposant même pour conduire la campagne… Cette élection pourrait-être d’ailleurs la dernière, car l’âge arrivant et la carrière de l’apparatchik ayant été déjà très longue, l’homme doit penser désormais à la relève afin d’assurer au moins le futur de sa formation politique. Elle est par ailleurs fragile, car il s’agit d’un conglomérat de tendances politiques de gauche souvent ennemies par le passé et l’unité n’aura été possible qu’avec le miracle « François Hollande », suivi de celui « d’Emmanuel Macron ». Homme déjà du passé, il se retirera sans doute dans une retraite dorée, assis confortablement sur des cousins républicains et doté d’une confortable retraite… la vie de politicien professionnel a décidément du bon ! Jean-Luc Mélenchon a souvent déclaré qu’il était fier « de sa carrière ».

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