Toutes les mauvaises choses… comme les bonnes ont une fin et dans moins du année, Emmanuel Macron devra vider les lieux et partir de l’Élysée. La question de son futur se pose évidemment, alors que son épouse indiquait : « qu’elle n’avait pas envie de quitter l’Élysée »… Elle évoquait aussi un « sas de décompression » et de manière totalement sidérante déclarait : « qu’elle espérait arrêter un peu de travailler »… Connaît-elle seulement ce qu’est le travail ?

Quoi qu’il en soit, la Constitution interdisant un troisième mandat et malgré des rumeurs qui se répandaient l’an dernier, le système lui-même ne tolérerait pas qu’il reste. L’État profond a effet compris de longue date, notamment en ayant observé les régimes totalitaires, que pour durer, la dictature doit être pratiquée d’une manière plus subtile, par le contrôle des masses, mais ceci est un autre sujet. Officiellement Macron n’a pas annoncé la suite, n’ayant également pas repoussé l’idée de rester sur la scène politique.

Dans l’histoire de la Ve République, aucun président n’a réussi le coup « Trump », à savoir revenir en politique après un ou plusieurs mandats, mais la soif de pouvoir de Macron, le fait qu’il a été le meilleur agent de l’État profond en poste en France depuis Sarkozy, pourrait changer la donne. Mais l’équation se situe surtout au niveau de son impopularité, qui évidemment ne peut servir les intérêts de ceux qui dirigent réellement la France. Alors Macron ? Quel futur ? Penchons-nous dans Souveraineté Populaire sur cette question et parlons également de ce que coûtera Macron après son départ…

Le bilan terrifiant d’Emmanuel Macron. Rarement le bilan d’un président français aura été aussi calamiteux et il faut remonter très loin, y compris dans l’Ancien Régime pour trouver des exemples similaires. Au moins 1 300 milliards de dettes publiques supplémentaires, des répressions politiques sans précédent (y compris des morts et des assassinats), la politique de la peur, la conduite du pays au bord d’une guerre mondiale, l’accélération de la destruction de l’influence de la France dans le monde, l’aggravation du tissu social en enfonçant le clou d’une « République communautaire » où la division, la haine et l’agressivité règnent… Il serait long de décrire tous les méfaits de 10 ans d’un régime sidérant.

Le récit du bilan ne serait pas complet sans la continuation de l’œuvre de François Hollande, en s’attaquant à la famille, aux traditions, à l’histoire, à la foi, en promouvant une idéologie mortifère, au nom des minorités sexuelles. Qu’attendre d’ailleurs d’un président infertile, sans enfant et marié à une pédophile ayant déshonoré la profession d’enseignant, installée avec lui depuis bientôt dix ans dans les « ors de la République ». Le « président » Macron, mais peut-on réellement lui donner ce titre, aura été aussi l’homme de l’idéologie de l’européisme et des projets suspects d’une « Europe et d’une armée européenne fédérale ». Jamais autant de bruits de bottes n’ont été entendus dans le pays depuis plus de 80 ans. Les discours guerriers sont accompagnés de jeux dangereux avec l’arme nucléaire, de menaces lancées constamment à la Russie et en moindre mesure à la Chine. Ces jeux militaires contraires aux intérêts français, ont été accompagnés de 155 milliards d’euros volés dans les poches des contribuables français, pour financer la guerre en Ukraine…

Doit-on évoquer la Françafrique ? Le bilan là aussi est sinistre, le financement de terroristes djihadistes dans l’Afrique subsaharienne, comme autrefois Hollande et les « barbus » de Syrie, des manœuvres pathétiques dans des pays africains lassés d’avoir été pillés et dépouillé. L’influence de la France n’a fait que reculer, déjà passablement entamée par ses prédécesseurs, sans parler du « Président américain Macron ». S’il n’a pas de passeport US, Washington aurait dû lui en remettre un, tellement les actions gratuites et les cadeaux à « l’allié Outre-Atlantique » ont été importants. Véritable VRP américain, le Président Macron, surtout dans les premières années de ses mandats, n’aura cessé de dérouler le tapis rouge, de faire en sorte de vendre des fleurons, y compris du complexe militaro-industriel français, à des fonds américains, ou encore de faciliter l’implantation de compagnies américaines toxiques, notamment avec l’uberisation de la société.

L’exemple des autres présidents français. L’après Macron peut être envisagé par ce que fut la suite pour les présidents « à la retraite » que la France a connu dans la Ve République. Georges Pompidou n’atteignit pas cette étape, mort en fonction durant son mandat (1974), tandis que François Mitterrand déjà très malade décéda très vite après la fin de son deuxième septennat (1996). La France eut toutefois à supporter la charge financière des autres, le plus vorace étant resté Valéry Giscard d’Estaing, qui coûta encore à la France la bagatelle de 2,5 millions d’euros par an, de 1981 à sa mort survenue en 2020… Avec la mort de Jacques Chirac (2019), la France est forcée de s’occuper de l’entretien de deux anciens présidents, à savoir François Hollande et Nicolas Sarkozy. En 2022, Nicolas Sarkozy coûtait à la France, 196 981 euros de frais de locaux et frais matériels, 1 303 050 euros de frais de sécurité, notamment la rémunération de tout un personnel (jusqu’à des salaires allant jusqu’à 6 000, 7 000 euros). François Hollande coûtait à peu près la même chose, avec des frais de locaux et d’entretien plus élevés (221 074 euros), mais des frais de sécurité un peu moindre (1 210 286 euros). Emmanuel Macron viendra s’ajouter à ce désastre financier, pour porter la facture à 4,5 millions d’euros par an

Les Français ne le savent pas, mais les anciens présidents ont le droit… à des collaborateurs et des locaux mis à leur disposition. Cependant un décret datant de 2016, a changé un peu la donne, pour fixer la mise à disposition des fameux locaux seulement pour les 5 ans suivants la fin de mandat. Les ex présidents ont d’ailleurs le droit à d’autres avantages matériels gratuits, comme un logement de fonction offert… une voiture avec chauffeur, une équipe de collaborateurs, 7 pendant 5 ans, puis 3 à vie, payés par les contribuables français. Les anciens présidents ont aussi de droit le pouvoir de siéger au Conseil constitutionnel. Giscard d’Estaing se gava littéralement dans cette institution, jusqu’à son dernier souffle, le salaire étant de 13 500 euros par mois… Cependant, les deux derniers présidents, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient choisi de ne pas faire valoir ce droit. Devant son impopularité croissante, Emmanuel Macron avait fait une annonce de propagande, indiquant qu’il renoncerait à son salaire à vie, comme cela est prévu par la loi de 1955. François Hollande et Nicolas Sarkozy n’y avaient pas renoncé, ils toucheront donc jusqu’à la fin de leurs jours, environ 7 200 euros de salaire… Cette dotation est scandaleuse et fait scandale, mais rien ne dit qu’Emmanuel Macron y renoncera réellement. Cette annonce avait été faite il y a bien longtemps, en décembre 2019, avec son désir de ne pas siéger au Conseil constitutionnel. Problème, sa déclaration n’a jamais fait l’objet d’un décret présidentiel validé et signé par Macron, laissant la porte ouverte…

L’impopularité d’Emmanuel Macron. Devenu le président le plus impopulaire de la Ve République, Emmanuel Macron occupe la première place juste devant François Hollande. En octobre 2025, 79 % des Français jugeaient qu’il n’était pas un bon président. Brigitte Macron a fait dernièrement des déclarations à ce sujet, qui sont intéressantes traduisant un épuisement moral face à cette impopularité croissante. Elle a parlé : « de la noirceur du monde, de la bêtise, la méchanceté, être parfois triste comme jamais, avec un président extrêmement blessé par la violence des critiques, notamment sur les réseaux sociaux ». Cette impopularité est logique et va avec le bilan présidentiel catastrophique, mais si le couple Macron ne comprend pas combien il fut une plaie pour la France, vivant dans le déni et dans leur Tour d’Argent, ils ont conscience de la haine qu’ils motivent. De fait le couple présidentiel, au moins pendant une décennie, sera dans l’obligation de rester cloîtré dans leur intérieur, dans ce milieu endogame et oligarchique. Les moyens pour les protéger seront sans doute supérieurs à ceux mis en place pour les deux autres ex présidents, une protection les forçant aussi à tourner en rond dans cette tour qu’ils se sont construites au fil du temps.

L’une des possibilités est aussi le départ de France, pour s’installer dans l’un des paradis luxueux voisins, ou lointains. Les vadrouilles de Nicolas Sarkozy dans le monde sont connues, alors qu’il se faisait payer à prix d’or pour des conférences à travers le monde. Seul le domicile de la retraite d’un unique président était connu de tous sous la Ve République… Colombey-les-Deux-Églises… Celui de Charles de Gaulle, mais il est certain que le couple devra se terrer et se cacher pendant des années, sous peine de finir lanternés à un lampadaire public… Les possibilités de retour à la politique de Macron sont possibles, bien qu’encore une fois nous n’ayons jamais vu un seul président de la Ve revenir sur le devant de la scène. Devenu président à seulement 39 ans, il pourrait parfaitement faire un retour en politique, mais la mémoire des Français ne sera certainement pas si courte, notamment par rapport à son bilan. Les prochains présidents auront en effet à gérer une dette colossale, bien supérieure à celle que connaissait la France à la fin du règne de Louis XVI, dette qui fut une des causes de la Révolution française. Quels que soient les scénarios pour Macron, ainsi que pour le pays, il est à peu près certain qu’il gardera ses projets secrets le plus longtemps possible. Son impopularité perdurera longtemps, excluant en principe un retour politique. Cherchera-t-il à influer dans le parti qu’il a fondé ? C’est aussi assez improbable, une nouvelle génération, avec en tête de file Gabriel Attal étant solidement installée et entendant écarter l’héritage négatif Macron, pour se donner une chance.

En supposant qu’il vive aussi longtemps que Giscard d’Estaing, qui atteignit l’âge de 94 ans, nous serions alors en 2072, lorsqu’il quittera ce monde, avec une ardoise pour les contribuables français, au minimum de… 135 millions d’euros supplémentaires à son actif. Le mot pathétique, ajouté au bilan est le seul qui me vient à l’esprit…

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