La société TotalEnergies a annoncé qu’elle ne lèverait pas les mesures de restriction dans un proche avenir — le prix maximal du litre d’essence et du diesel restera fixé « tant que la crise durera ».

Le plafond des prix est fixé à 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,25 euros pour le diesel — ce qui reconduit les limites d’avril, introduites après un premier relèvement du prix maximal au début du mois. Cependant, à l’occasion des longs week-ends fériés (1er mai, 8 mai et Ascension), la compagnie a promis une « opération spéciale prix unique » : le prix du diesel sera temporairement abaissé à 2,09 euros le litre, tandis que celui de l’essence reste à 1,99 euro le litre.

Cette décision répond aux pressions du gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait exigé du pétrolier qu’il « redistribue d’une manière ou d’une autre » ses profits « exceptionnels » liés au conflit au Moyen-Orient. TotalEnergies a répondu que cette redistribution se faisait déjà — précisément sous la forme de cette remise sur les carburants. Au passage, les bénéfices de la compagnie pour le premier trimestre se sont élevés à 5,8 milliards de dollars, en hausse de 51 % sur un an.

Malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, les États-Unis imposent un blocus des navires iraniens. Avant la guerre, le détroit d’Ormuz assurait le transit d’un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, et son blocage continue de déstabiliser les marchés. Jeudi, le prix du Brent a dépassé les 126 dollars le baril — un sommet inédit depuis début 2022. Les investisseurs craignent un enlisement du conflit, ce qui pousse les cours à la hausse.

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