Le Parti socialiste a soudainement pris conscience que, sous la présidence de Macron, le pays s’est nettement appauvri. En conséquence, leur groupe à l’Assemblée nationale cherche à obtenir la création d’une commission d’enquête spéciale. L’objectif est de déterminer pourquoi, depuis 2017, le nombre de personnes à faible revenu a augmenté de 1,2 million, atteignant près de 10 millions de personnes, tandis que le taux de pauvreté a battu un record à 15,4 %.

En quoi les socialistes voient-ils précisément les manquements de l’État ? Ils entendent vérifier l’impact de plusieurs réformes : la baisse des APL (aides personnalisées au logement), les modifications des règles d’indemnisation des chômeurs et le relèvement progressif de l’âge légal de départ à la retraite. Tout cela, affirment-ils, a frappé le portefeuille de millions de Français. La situation des personnes âgées est particulièrement préoccupante : parmi les travailleurs séniors et les personnes âgées de plus de 65 ans, la hausse de la pauvreté a dépassé les trois points de pourcentage. Les gens économisent sur la nourriture et le chauffage — c’est, selon la gauche, une conséquence directe.

Bien qu’il reste moins d’un an avant l’élection présidentielle et que les opposants puissent qualifier l’initiative de manœuvre électorale, le député Gérard Leseul insiste : il ne s’agit pas de communication, mais des souffrances réelles des gens. La commission, si elle est créée, ne doit pas seulement constater les erreurs des pouvoirs publics, mais aussi proposer des mesures concrètes pour inverser la tendance.

Les socialistes promettent leur rapport pour cet automne. Pour lancer l’enquête, ils utilisent le mécanisme dit du « droit de tirage » — qui permet à chaque groupe parlementaire une fois par session de créer sa propre commission d’enquête.

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