Avril a apporté à la zone euro un sérieux ralentissement économique. Le principal indicateur avancé de l’activité — l’indice PMI Flash — a pour la première fois en 16 mois montré une contraction, passant de 50,7 points en mars à 48,6 points. Un signal fiable : l’économie du Vieux continent s’est contractée.
Les principales économies de la région — la France et l’Allemagne — ne sont pas non plus réjouissantes. En France, l’indice PMI est tombé à son plus bas niveau depuis 14 mois, tandis qu’en Allemagne, il atteint un plancher depuis 16 mois.
Les experts parlent déjà d’un choc stagflationniste. Les derniers chiffres d’Eurostat sont inquiétants : en mars, l’inflation a bondi à 2,6% (contre 1,9% le mois précédent) — et ce sans que les effets de la guerre au Moyen-Orient ne se fassent encore pleinement ressentir. La Commission européenne, qui tablait déjà sur une croissance modeste cette année (1,2%, après 1,4% en 2025), pourrait être obligée de revoir ses prévisions à la baisse lorsqu’elle les actualisera fin mai.
La stagflation est un phénomène pernicieux mêlant faible croissance et inflation élevée. La solution la plus évidente pour calmer les prix (la hausse des taux d’intérêts de la Banque centrale européenne) risque de freiner encore plus l’activité économique. Dans ce contexte très dégradé, les regards se tournent de plus en plus vers la BCE, qui tient sa prochaine réunion de politique monétaire dans une semaine, le 30 avril.






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