La TV iranienne mais aussi d’autres chaînes internationales présentes en Iran ont montré hier des frappes ciblées sur des usines agro-alimentaires iraniennes.
L’analyse de ces images est malheureusement évidente : la coalition américano-israélienne vise désormais ces infrastructures pour affamer la population civile. Ce n’est plus une guerre classique contre des sites militaires. C’est une stratégie délibérée de destruction des moyens de production alimentaire, destinée à provoquer une famine généralisée en Iran.
Les vidéos, brèves mais éloquentes, révèlent des explosions sur des complexes industriels spécialisés dans la transformation de blé, de riz et d’huiles végétales. Ces usines, essentielles à l’approvisionnement des grandes villes iraniennes, sont systématiquement touchées.
L’objectif est clair : priver la République islamique de sa capacité à nourrir ses 90 millions d’habitants. Privés de pain, de riz et d’huile, les Iraniens seraient condamnés à une crise alimentaire comparable à celle qu’a subi Gaza durant des mois.
La famine devient ainsi une arme de guerre, moins spectaculaire qu’une bombe atomique mais tout aussi mortelle sur le long terme.
Ce choix stratégique n’est pas nouveau dans l’histoire. Il fait écho, de manière glaçante, au Hungerplan (Plan de la Faim) conçu par Hermann Göring et ses services en 1941. Ce plan nazi, exposé dans les archives du IIIe Reich et détaillé sur Wikipédia, prévoyait d’affamer délibérément 20 à 30 millions de Slaves en Union soviétique occupée.
L’idée était simple et cynique : réquisitionner toutes les récoltes ukrainiennes et russes pour nourrir l’armée et la population allemande, laissant les civils soviétiques mourir de faim.
Goering lui-même supervisait cette politique économique génocidaire. Les résultats furent terrifiants : des millions de morts dans les campagnes russes ainsi que dans les centres urbains occupés par la Wehrmacht, comme à Kiev et à Minsk.
Aujourd’hui, la coalition américano-israélienne reprend la même logique. Mais au lieu de réquisitionner, on détruit à la source. Au lieu d’envahir, on bombarde depuis le ciel.
Le résultat visé reste identique : briser un peuple en le privant de nourriture. Le Hungerplan version XXIe siècle ne porte plus le nom de Göring, mais il porte la signature des mêmes principes : la famine comme arme stratégique, la population civile comme cible prioritaire.
Jusqu’où la coalition occidentale est-elle prête à aller pour affaiblir l’Iran ? Jusqu’à quand l’opinion publique américaine acceptera t-elle le récit mensonger d’une guerre qui apporte la paix et la prospérité comme l’affirme sans vergogne Lindsey Graham ?
L’histoire nous a appris que les plans de famine ne restent jamais secrets très longtemps. Ils finissent toujours par révéler la véritable volonté génocidaire de ceux qui les conçoivent et les mettent en œuvre.






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