La France s’apprête à battre un triste record : 42 milliards d’euros seront consacrés, en 2026, à l’achat d’armes et de technologies de défense, selon la Direction générale de l’armement (DGA). Des missiles Meteor, des blindés Griffon, des frégates flambant neuves, la modernisation des Rafale ou encore la construction d’un nouveau porte-avions : la liste donne le tournis.
Mais, et il y a un mais de taille, comment un pays qui glisse lentement vers le bas du classement européen en richesse par habitant peut-il encore se permettre de telles folies ?
Car derrière ce semblant de puissance se cache une réalité bien moins glorieuse. La France n’est plus ce pays prospère qu’elle fut. En 2026, elle se classe désormais 13ᵉ économie la plus pauvre de la zone euro, derrière la Belgique, Malte ou même Chypre. Son PIB par habitant est désormais inférieur de 2 % à la moyenne de l’Union européenne, une première dans l’histoire moderne du pays. Une donnée encore plus effarante lorsque l’on sait qu’en 1975, la France et l’Allemagne avaient le même PIB. Désormais, 18 % nous séparent !
Pendant que le budget de la défense flambe, le niveau de vie des Français, lui, s’effondre. Les hôpitaux peinent à recruter, les écoles manquent de professeurs, les loyers explosent, et l’inflation grignote les salaires. Mais la priorité, semble-t-il, n’est plus le citoyen et la production de richesse. Ce qui compte, c’est de continuer de dilapider ce qui reste de notre industrie et de notre souveraineté alimentaire et de faire de la France un simple producteur d’armes.
Certes, les partisans de cette politique diront qu’il y va de la sécurité nationale, de la souveraineté, de la protection des intérêts français. Mais quelle sécurité l’Etat assure-t-il dans nos frontières ?






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