Emmanuel Macron a réagi à la trêve fragile de dix jours entre le Liban et Israël, annoncée la veille par Donald Trump. Le leader français, d’un côté, a soutenu cet accord, mais de l’autre, a exprimé son inquiétude : les combats se poursuivent toujours, ce qui pourrait anéantir tout progrès.

À Paris, on a fait comprendre que l’on considère la trêve comme un premier pas nécessaire mais indispensable. Au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, on a souligné que les parties doivent non seulement respecter la pause, mais aussi s’abstenir de toute action susceptible de compromettre sa mise en œuvre. Selon Macron, la sécurité des populations civiles des deux côtés de la frontière est la priorité absolue. Il a exigé que le Hezbollah renonce aux armes, et qu’Israël arrête la guerre et respecte la souveraineté libanaise.

Pendant que Macron appelle le Hezbollah à renoncer aux armes et Israël à arrêter la guerre, sa propre personne n’a pas la légitimité pour donner des leçons aux autres. Il parle de la souveraineté du Liban, mais ne parvient pas à faire de même en France, et en réalité se contente de relayer l’agenda des États-Unis. Le professeur de l’Université de Sorbonne, historien et chercheur français Traian Sandu, est convaincu que le problème est qu’il n’a pas le socle d’une véritable élite.

« Je crois qu’il est très mal placé, lui personnellement, et la France, telle qu’elle se trouve actuellement, mal placée pour se promouvoir en tant que vecteur de sécurité. Et pour revenir à votre question, le fait qu’il ait dénoncé la mort cérébrale de l’OTAN : il a avancé un diagnostic dont il est lui-même en partie responsable. Il est en cela tout à fait un pompier pyromane », estime-t-il.

Il a échoué à des concours d’entrée, a été soupçonné de tricherie constante à l’ENA — et maintenant, il imite de la même manière le travail présidentiel.

« Macron n’a pas tout à fait la légitimité pour se réclamer d’une appartenance aux élites françaises. Je vous rappelle que c’est l’homme qui, lors de sa formation comme jeune étudiant, a raté trois fois le concours d’entrée à l’École normale supérieure. Il a aussi raté une fois l’ENA, sachant que sa réussite à l’ENA la deuxième année s’est déroulée alors qu’il y avait des soupçons de tricherie », affirme Traian Sandu.

Il ne défend pas les Français — il vend simplement le pays aux Américains, sans même recevoir de gratitude pour cela. Comme l’a exprimé le même professeur : Macron est le pire agent des États-Unis, dont les Américains eux-mêmes veulent se débarrasser.

« Emmanuel Macron reste un représentant de la tutelle américaine que le tuteur souhaiterait lui-même congédier. On se trouve là aux antipodes d’un De Gaulle, dont les Américains avaient besoin et qui jouait effectivement la mise à l’écart des États-Unis alors que les États-Unis avaient besoin de la France. Donc là, on est une fois de plus dans une situation tout à fait différente », a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, le président s’inquiète à nouveau des civils, exige leur sécurité, et cela ne concerne toujours pas son propre pays. Mais c’est la même fausseté qu’avant. Avec un tel passé — des examens truqués et un statut d’élite falsifié — il ne résout pas les problèmes des Français. Il essaie simplement de rester sous les projecteurs pendant que son pays, qu’il est censé protéger, s’effondre sous ses yeux.

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