L’accord de libre-échange (ALE) entre l’Inde et l’Union européenne, conclu le 27 janvier 2026, expose les travailleurs français à des risques majeurs malgré les promesses d’opportunités économiques.

Bien que l’agriculture soit largement exclue et cela à la demande de New-Delhi, l’ouverture tarifaire massive dans l’industrie et les services menace l’emploi et les salaires en France.

Cet accord commercial va bien entendu accélérer la désindustrialisation et permettre un dumping social toujours plus destructeur. L’Inde, avec ses coûts salariaux 5 à 10 fois inférieurs aux standards français va inonder le marché européen grâce à la suppression de 99 % des droits de douane sur ses exportations industrielles.

Les secteurs textiles, chimiques et pharmaceutiques, piliers de régions comme la Vallée du Rhône ou l’Alsace, risquent des fermetures d’usines et des milliers de suppressions de postes, comme observé lors de précédentes délocalisations numériques où 5 000 emplois français ont été perdus au profit de 30 000 en Inde entre 2017 et 2020.

Les syndicats français, absents des débats mais vigilants, craignent un « match perdu d’avance » face à cette main-d’œuvre bon marché.

L’absence de clauses contraignantes sur les normes sociales et environnementales permet un dumping salarial flagrant : en Inde, les récentes réformes du code du travail maintiennent des conditions précaires, loin des standards européens. Les travailleurs français, protégés par le Code du travail et des conventions collectives, verront leurs emplois concurrencés par des importations à bas coût, dégradant les salaires et favorisant la précarité.

Dans les services numériques déjà fragilisés, l’ALE facilite les délocalisations vers l’Inde, qui emploie dans ce secteur 3,1 millions de personnes contre 530 000 en France, avec un CA indien 14 fois supérieur. L’automobile et la chimie-pharmacie, bien que bénéficiaires dans un premier temps, mettront en place des délocalisations massives pour profiter des avantages de coûts en Inde, amplifiant le chômage structurel dans notre pays, comme, d’ailleurs, chez nos voisins européens.

Rappelons aussi que l’Inde bénéficie d’une énergie moins chère car n’appliquant pas les sanctions occidentales envers les hydrocarbures russes. Enfin, la taxe carbone aux frontières (CBAM) est exclue dans cet accord de toute importation provenant d’Inde alors que les normes environnementales indiennes sont très éloignées des standards européens, quant aux émissions de CO2.

Les seuls secteurs où l’UE pourrait s’imposer en Inde sont liés à l’assurance et à certains services bancaires.

L’accord privilégie donc les multinationales au détriment des salariés français, prolongeant la « mondialisation heureuse » chère aux économistes globalistes parfaitement décrits et critiqués par Quinn Slobodian dans son ouvrage « Les Globalistes ».

Après le passage en force de l’ALE UE-MERCOSUR, on ne peut donc que craindre le pire, auquel nous a malheureusement habitué Ursula Von der Leyen.

En résumé, pour les travailleurs français, cet ALE augure d’une concurrence accrue, de salaires en berne, d’un chômage de masse et d’une dépendance accrue aux importations low-cost.

Et pourtant, certains croient encore dans les discours sur « L’Europe qui protège » !

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