L’Autorité de la concurrence a infligé des amendes d’un montant total de près de 13 millions d’euros à des acteurs du marché des produits biologiques. Sont visés à la fois le syndicat professionnel du secteur et de grandes enseignes de la distribution, accusés d’une entente illicite ayant duré plusieurs années.

Le Synadis Bio (qui représente des enseignes telles que Biocoop, Naturalia et La Vie Claire) a convenu d’empêcher que les mêmes marques de produits bio soient commercialisées simultanément dans les magasins spécialisés « bio » et dans les grandes surfaces généralistes. Pourquoi ? Afin que les consommateurs ne puissent pas comparer directement les prix. Si une telle possibilité avait existé, elle aurait très probablement provoqué une baisse généralisée des prix des produits, ce qui aurait nui financièrement aux points de vente spécialisés.

L’amende la plus lourde — 10 millions d’euros — a été infligée précisément au Synadis Bio. L’association est accusée d’avoir d’abord discuté de cette stratégie lors des réunions de son conseil d’administration à partir de 2017, puis de l’avoir ensuite inscrite dans son règlement intérieur.

En outre, des sociétés individuelles ont également été sanctionnées. Par exemple, le spécialiste de la vente en ligne Greenweez, solidairement avec sa société mère Carrefour, devra verser 1,85 million d’euros. Par ailleurs, 740 000 euros ont été accordés à la structure ITM Entreprises, qui fait partie du groupe Les Mousquetaires, tandis que son enseigne spécialisée bio « Les Comptoirs de la Bio » écope de 80 000 euros.

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