Annoncé jeudi, un nouveau paquet d’aides vient compléter le dispositif déjà existant. Objectif : soulager les Français qui subissent de plein fouet la hausse des carburants, conséquence directe des hostilités au Proche-Orient. Tour d’horizon des catégories concernées.
En cumulant les 470 millions déjà promis et cette nouvelle enveloppe de 710 millions, la facture totale s’élève à 1,2 milliard d’euros. C’est du moins le calcul livré par David Amiel, en charge des Comptes publics à Bercy. De son côté, le gouvernement justifie ce soutien massif par la nécessité de maintenir l’activité du pays malgré un contexte géopolitique dégradé.
Qui va toucher quoi ?
Commençons par les salariés aux revenus modestes qui dépendent de leur véhicule au quotidien. L’indemnité qui leur est versée va passer du simple au double : désormais plafonnée à 100 euros mensuels contre 50 auparavant. Cette rallonge, accessible via le site des impôts, concernera près de trois millions de contribuables à partir du mois de juin, et pour une durée prolongée de trois mois. Selon Maud Bregeon, ministre de l’Énergie, cela représente un gain d’environ 20 centimes par litre.
Les entreprises ont aussi leur mot à dire. Celles qui le souhaitent pourront offrir à leurs employés une prime carburant dont le plafond grimpe de 300 à 600 euros. Plus aucune condition : la défiscalisation reste acquise.
Des métiers spécifiquement ciblés
Plusieurs professions très dépendantes de la route ne sont pas laissées pour compte. Les auxiliaires de vie qui se déplacent chez les particuliers verront leurs frais kilométriques augmenter de manière pérenne, avec un coup de pouce équivalent à 0,20 euro par litre. Même traitement pour les agents de l’État qui utilisent leur véhicule personnel lors de leurs tournées sur le terrain.
Qu’en est-il du secteur des transports ? Les chauffeurs routiers, les marins-pêcheurs et les agriculteurs bénéficient d’une prolongation de trois mois des aides actuelles. Pour les premiers, le soutien se situe entre 30 et 35 centimes par litre de gazole. Pour les seconds (les agriculteurs), l’aide atteint 15 centimes sur le GNR.
Quant aux taxis, à compter du 1er octobre, ils pourront prétendre à une subvention maximale de 5 500 euros. Condition impérative : cet argent servira à financer l’achat d’un modèle électrique dont l’assemblage a eu lieu au sein de l’Espace économique européen.
Malgré la colère sociale potentielle, le Premier ministre a fermé la porte à une baisse généralisée des taxes sur les carburants. Raison invoquée : un coût trop élevé pour les finances publiques. À la place, l’exécutif assume un ciblage strict. Pas question non plus de faire la morale aux Français en les incitant à moins conduire. « On n’est pas là pour les emmerder », a-t-il lancé. Le cap reste le même : protéger sans donner de leçons.






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