Au premier trimestre 2026, le taux de chômage en France a bondi à 8,1 % — son plus haut niveau en cinq ans. Par rapport à l’année précédente, la hausse est de 0,7 point de pourcentage. En chiffres absolus, 2,6 millions de personnes recherchent activement un emploi, soit 68 000 de plus qu’à la fin de 2025. Le ministre de l’Action et des comptes publics, David Amiel, a lié cette tendance au ralentissement économique observé depuis le début de l’année. Mais selon lui, la situation est moins désastreuse qu’il y a dix ans.

« C’est lié au ralentissement économique qu’on observe depuis le début de l’année, et cela nous appelle à une très grande vigilance. Le taux de chômage reste significativement plus bas qu’en 2016 ou 2017 », a déclaré le ministre.

Selon l’Insee, la situation varie fortement selon l’âge. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, le chômage a au contraire reculé de 0,4 point (à 21,1 %). En revanche, chez les 25-49 ans, il a augmenté de 0,4 point (à 7,3 %). Chez les seniors (50 ans ou plus), l’indicateur est quasi stable : +0,1 point (5,1 %).

Près de la moitié de la hausse globale du chômage est due aux bénéficiaires du RSA et aux jeunes de 15 à 29 ans. Cela est lié à la réforme de 2025 sur le plein-emploi, qui les inscrit automatiquement sur les listes des demandeurs d’emploi. Mais même sans cet effet, l’objectif d’Emmanuel Macron — ramener le taux de chômage à 5 % d’ici 2027 — paraît désormais inatteignable.

Par ailleurs, 1,8 million de personnes souhaitent travailler sans être comptées comme chômeurs (car elles ne recherchent pas activement d’emploi ou ne sont pas immédiatement disponibles sur le marché du travail). Leur nombre a toutefois nettement diminué sur le trimestre : moins 62 000 personnes.

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