L’Iran et les États-Unis ont de nouveau échangé des frappes dans le détroit d’Ormuz, où plusieurs navires américains ont été attaqués. Washington a répondu par des frappes ciblées contre des installations militaires iraniennes. Cela a mis en péril la trêve qui a tenu pendant près d’un mois, depuis le 8 avril.
Trump a qualifié l’incident de « broutille ». Selon lui, l’Iran « a joué avec eux », et les Américains « ont balayé » l’adversaire. Il estime néanmoins que personne n’a dénoncé le cessez-le-feu. Téhéran pense toutefois différemment : là-bas, on a accusé les États-Unis d’avoir violé la trêve et on a déclaré avoir en riposte attaqué des navires de guerre américains, leur infligeant des dommages importants. La télévision iranienne a également fait état d’explosions dans un port de l’île de Qeshm.
Au Pentagone, la version est différente : trois destroyers lance-missiles américains traversaient le détroit vers le golfe d’Oman lorsqu’ils ont été frappés du côté iranien — par des missiles, des drones et des petits bateaux. Les États-Unis ont qualifié cela d’agression non provoquée et ont répondu par des « frappes défensives », détruisant des sites de lancement, des centres de commandement et de contrôle, et des bases de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Les navires américains n’ont pas été touchés.
Sur le plan diplomatique, la situation ne semble pour l’heure pas bloquée. Le Pakistan, qui joue le rôle de médiateur, assure être en contact permanent avec les deux parties, jour et nuit. Le Premier ministre pakistanais a même exprimé l’espoir que la trêve actuelle devienne permanente. L’Iran, bien qu’il ait accusé les États-Unis de tenter d’obtenir sa « reddition », n’a pas coupé les contacts — ils étudient toujours les propositions américaines et promettent de donner leur réponse par l’intermédiaire des Pakistanais.






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