Dans l’histoire liée aux cryptomonnaies concernant l’enlèvement d’une femme et de son fils de 11 ans en France, six suspects sont impliqués. Ils ont déjà été mis en examen à Paris, et la peine maximale qu’ils encourent est la perpétuité. Parmi les personnes arrêtées figure un mineur. En revanche, le commanditaire présumé de l’opération est toujours en liberté.
L’enlèvement lui-même a eu lieu dans le département de l’Yonne et s’est terminé dans la région parisienne après vingt-quatre heures de cauchemar pour les victimes. La mère et l’enfant ont été libérés mardi — une opération à laquelle ont participé environ une centaine de gendarmes, dont des membres du GIGN. Le lieu de la libération : le Val-de-Marne.
Le parquet a indiqué que les six personnes ont été déférées devant les juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris, et a requis leur placement en détention provisoire. Une septième personne a été relâchée : il s’est avéré que le téléphone portable utilisé par les malfaiteurs et enregistré à son nom lui avait en réalité été dérobé la semaine précédant les faits.
Que s’est-il passé le lundi matin ? Quatre malfaiteurs cagoulés sont entrés par effraction dans le domicile des victimes. Ils ont attaché le père à une chaise à l’aide de colliers de serrage, puis sont allés chercher sa compagne et leur enfant. La femme et le garçon ont été emmenés dans deux véhicules — un otage dans chaque voiture. Les malfaiteurs ont exigé un virement de 400 000 dollars en cryptomonnaie, ont frappé le père et l’ont menacé de mutilation. En outre, ils se sont emparés de 10 000 euros en espèces, de bijoux, de petits lingots d’argent, et d’un fusil avec lequel ils ont menacé les victimes.
Quand les ravisseurs ont compris qu’un transfert de cryptomonnaies ne pouvait pas être effectué immédiatement — en raison d’un délai incompressible de sept jours — ils ont décidé d’enlever la femme et l’enfant. Pendant ce temps, l’homme est parvenu à se défaire de ses liens et à prévenir un ami, qui a avisé les forces de l’ordre. Il a également reçu des vidéos de ses proches, apparemment retenus dans une chambre d’hôtel. Les gendarmes ont mené des investigations particulièrement rapides : dès le petit matin du mardi, ils ont localisé le lieu à Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne, et le GIGN a procédé à la libération des otages à 06h00.
Un détail apparu lors des débats devant le juge : l’un des suspects est tombé en panne d’essence en plein rapt. Il s’agit d’un jeune homme de 20 ans, soupçonné d’avoir transporté l’enfant de 11 ans dans la voiture de sa mère. Son avocat, Me Simon Bauchet, a expliqué : il n’avait pas de cagoule, pas de gants, il a pris le véhicule de sa mère qui n’avait pas d’essence. Il a naïvement accepté de transporter des personnes qu’il ne connaissait pas, pour 500 euros. Lorsqu’il a compris ce qui se passait, il a été menacé. Le jeune homme, au casier vierge et qui avait commencé une carrière dans le mannequinat et le cinéma, a été placé en détention provisoire.
Les avocats des autres mis en examen commentent également la situation. L’un des avocats, Me Nabil Boudi, déclare que la responsabilité de son client est extrêmement minime dans l’affaire et que sa détention provisoire n’est pas justifiée. Un autre avocat, Me Baptiste Bellet, indique que son client a reconnu son implication dans les faits, qu’il n’est pas à l’origine de l’opération en cause et qu’il collaborera pleinement tout au long de la procédure.






Laisser un commentaire