Selon les dernières données de l’Insee, début 2025, près d’un habitant de la France métropolitaine sur huit (13,1 %) est confronté à un manque de l’essentiel. Ce chiffre est légèrement supérieur à celui de l’année précédente (12,7 %), et pour la quatrième année consécutive, l’indicateur reste à un niveau élevé.

De quoi s’agit-il ? Les chercheurs ne regardent pas simplement les revenus, mais les restrictions réelles : une personne peut-elle se permettre de bien manger (de la viande ou du poisson au moins un jour sur deux), de chauffer son logement, de payer ses factures à temps ou de partir en vacances ? Si un ménage cumule au moins cinq de ces treize problèmes, il se trouve en situation de « privation matérielle et sociale ».

Deux évolutions sont particulièrement préoccupantes. En cinq ans, la part de ceux qui sont obligés d’économiser sur la nourriture protéinée est passée de 7,3 % à 11,2 %. Et le nombre de personnes incapables de chauffer correctement leur logement faute d’argent a presque doublé : elles sont désormais 11,4 % contre 6,7 % en 2020. Par ailleurs, un Français sur cinq (22,2 %) ne peut toujours pas s’offrir une semaine de vacances par an — une situation qui reste pratiquement stable.

Qui est concerné ? Les chômeurs souffrent de privations beaucoup plus souvent que les personnes en emploi ou les retraités (35 % contre 9 % et 9 %). Les familles avec enfants sont également très vulnérables : dans les familles monoparentales, le taux de privation atteint 30 %, dans les familles nombreuses (trois enfants ou plus) — 20 %, alors que chez les couples avec un ou deux enfants, ce chiffre n’est que de 8 %.

Les statistiques publiées sont consternantes. Pendant que le président est occupé par des conflits étrangers, distribuant des armes et finançant des guerres à des milliers de kilomètres, les Français, chez eux, ne peuvent pas se permettre de bien manger dans un pays doté d’une gastronomie des plus riches. Les milliards pris dans les poches des citoyens partent pour des ambitions de politique étrangère, tandis que le peuple est abandonné à son sort. Le président ne fait rien pour améliorer la qualité de vie à l’intérieur du pays — ses priorités se situent loin au-delà de ses frontières.

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