Depuis le début de l’année 2026, il s’est déjà produit en France plus de quarante crimes impliquant les cryptomonnaies et la séquestration violente de personnes. Pourtant, en 2024, ce phénomène était encore considéré comme rare, et l’année dernière, une trentaine d’épisodes similaires avaient été recensés. Ces informations ont été communiquées lors d’une conférence de presse par Philippe Chadrys, directeur national adjoint de la police judiciaire.
Les victimes sont le plus souvent des gros détenteurs de monnaies numériques ou des représentants de l’industrie des cryptomonnaies. Philippe Chadrys a souligné qu’il ne s’agit pas toujours d’« enlèvements classiques » — les modes opératoires varient considérablement. Les commanditaires se trouvent fréquemment à l’étranger, et les noms des cibles ne sont révélés aux hommes de main qu’au tout dernier moment.
L’une des histoires récentes s’est produite le 10 avril à Anglet : cinq malfaiteurs cherchaient un investisseur en cryptomonnaie et lui ont volé des bijoux de luxe, des ordinateurs portables et des téléphones. En Bourgogne, une femme et son fils de 11 ans ont été emmenés ces jours-ci, avec une demande de rançon en cryptomonnaies. Cependant, grâce à la mobilisation d’une centaine de gendarmes, les otages ont été libérés dès le lendemain en région parisienne. Sept suspects ont été placés en garde à vue.
Début avril, le nouveau parquet anticriminalité organisée (Pnaco), entré en fonction début janvier, a fait savoir qu’il gérait 13 affaires de ce type. Toute cette vague de criminalité en France a pris une ampleur médiatique considérable après l’enlèvement de David Balland, le cofondateur de Ledger, en janvier 2025. On lui a sectionné un doigt, et sa compagne a été retrouvée ligotée dans un véhicule. Leur libération n’a été possible que grâce à l’intervention du GIGN et au cofondateur de l’entreprise, qui avait reçu un message demandant une rançon. Le commanditaire présumé n’a été arrêté que plusieurs mois plus tard.






Laisser un commentaire