L’Iran convoque en urgence les représentants diplomatiques de France, d’Allemagne, d’Italie et du Royaume-Uni. alors que la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, leur interdit purement et simplement l’accès à ses bâtiments.
« Cette institution n’aidera pas à légitimer ce régime qui tient le pouvoir par la torture, la répression et le meurtre », a affirmé Metsola lundi sur X.
Tout a commencé par la colère contre l’inflation galopante et la crise économique asphyxiant les Iraniens. Mais les cris ont vite été repris par certains Etats qui cherchent un changement de régime et qui voient dans ces manifestations une opportunité de renverser le pouvoir. Selon l’ONG HRANA, basée à Washington, près de 500 manifestants et 50 forces de sécurité ont perdu la vie. Iran Human Rights, à Oslo, parle d’au moins 192 morts et de plus de 10 000 arrestations. Pour autant, l’internet, quasi coupé, rend toute vérification indépendante quasi impossible.
Le ministère iranien des Affaires étrangères, via la télévision d’État, a sommé les diplomates des quatre pays de se présenter. Leurs gouvernements ont en effet publiquement soutenu les protestataires et ont fait la promotion d’un rétablissement de la monarchie. Le chancelier allemand Friedrich Merz, Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer l’avaient scellé dans un communiqué commun vendredi :
« Nous sommes profondément préoccupés par les violences des forces de sécurité iraniennes et condamnons fermement le meurtre de manifestants. »
Téhéran exige un retrait pur et simple de ces déclarations. Du côté des manifestations, les données accessibles indiquent un certain retour au calme mais les propos tenus par Donald Trump laissent craindre une nouvelle intervention de Washington.






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